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Journées de l'eau: l'inventaire de terrain des contrats rivières

 14 mars 2021 09:00  


 

La qualité de l’eau des rivières peut être améliorée par le biais d’actions diverses et variées. Mais pour les identifier, ce n’est pas chose aisée.

Afin de cerner les problématiques rencontrées aux abords des cours d’eau, la législation wallonne permet de créer un Contrat de Rivière par sous-bassin hydrographique. Ils sont créés grâce à la volonté des communes de gérer les eaux de manière concertée sur un même bassin versant pour atteindre le bon état des masses d’eau.

 

En Wallonie, 14 Contrats de Rivière sont actifs.

Les missions d’un Contrat de Rivière sont nombreuses mais sont définies grâce à une base solide : un inventaire de terrain. En effet, les coordinateurs parcourent les cours d’eau classés pour identifier et localiser les atteintes visuelles au cours d’eau, nommées « Points Noirs ». Cette vision globale d’un cours d’eau, sans tenir compte des limites administratives, apporte une réflexion « amont-aval » nécessaire.

Entraves, rejets d’eaux usées, plantes invasives, dépôts de déchets ou pulvérisations de pesticide sur la berge sont quelques thématiques observées.

Une analyse de ces données est alors nécessaire pour mettre en lumière les grands axes sur lesquels les partenaires peuvent agir. Un rapport est alors rédigé et sert de support pour la consultation et la concertation des acteurs de l’eau. Mais qui est-donc concerné ? Tout acteur ayant un lien avec l’eau : services publiques de Wallonie, intercommunales, communes, ASBL, entreprises, … Chacun, à son échelle, a le pouvoir d’améliorer la situation existante.

Grâce à ces discussions, un programme d’actions est élaboré et reprend l’ensemble des actions qui seront menées durant 3 ans. Par la signature de celui-ci, les partenaires s’engagent moralement à les réaliser.

Le Geer relève du Contrat rivière Meuse Aval. L’inventaire de terrain va permettre d’identifier et de répertorier photo à l’appui les différents problèmes constatés sur site.

« Sur le Geer, ce sont les rejets d’eau usées et les déchets qui sont les principales sources de problématiques », constate Sandra Godfroid coordinatrice-adjointe Contrat Rivière Meuse Aval.

« Les relevés sur terrain sont enregistrés sur logiciel. L’objectif est de dresser un inventaire précis et détaillé de la rivière. Une carte de santé qui établit les points positifs et négatifs sur lesquels le travail du contrat rivière va se concentrer. », précise Marie-Claire Houée chargée de mission Contrat Rivière Meuse Aval.

 

Une fois les problèmes identifiés, il faut les solutionner. Une mission parfois longue et difficile pour le contrat rivière en concertations avec les différents niveaux de pouvoir. Ici, à Geer, l’AIDE est en train d’installer des collecteurs. Un aménagement qui va permettre de rayer plusieurs points noirs de l’inventaire.

 

Ce chantier va dans un premier temps améliorer la qualité des eaux du Geer entre Grand Axhe et Darion. D’autres phases de travaux sont prévues par la suite pour compléter l’épuration de la rivière.

https://www.meuseaval.be/

 








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