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Les maraîchers luttent contre la neige pour sauver leurs récoltes

 06 avril 2021 16:25   Chaudfontaine


10 centimètres de neige en pleine saison de repiquage. Les maraîchers de notre région ont tiré une drôle de tête ce matin en voyant leurs plantations ensevelies sous plusieurs centimètres de neige. Ils sont nombreux à avoir planté leurs semis en terre. Malheureusement, ils n’avaient pas prévu un tel changement de température.

Ce matin à la coopérative "Vent de Terre", les maraîchers regardent, impuissants, leurs nouvelles plantations se faire ensevelir sous plusieurs centimètres de neige. Petits pois, cresson, cerfeuil viennent d’être replantés et doivent déjà faire face à des conditions radicalement différentes de la semaine passée. "Ce sont des légumes qui résistent à des températures négatives, mais ils ne sont pas faits pour être ensevelis sous une couche de 10 centimètres de neige aussi longtemps. Ils risquent de brûler. Dans ce cas-là, ils brunissent et on perd la première récolte qui est toujours la plus belle", s'attriste Christian Deltour, un des maraîchers de la coopérative.

Autre préoccupation, les arbres fruitiers qui venaient eux aussi de fleurir grâce aux beaux jours. Pour faire face à ce problème, pas d’autres choix que de les secouer pour éviter que les fleurs ne gèlent. "Le problème, c'est que si les fleurs gèlent, il y aura un problème de pollinisation. Si les insectes ne viennent pas butiner la fleur, alors il n'y aura pas de fruit et donc pas de récolte", explique le maraîcher.

Il n’y a pas de solution miracle pour sauver ces légumes. Planter plus tard n’est pas envisageable, déblayer la neige abîmerait les pousses. Bref, il faut avoir un moral d’acier face à des écarts de températures toujours plus important. "Des températures comme celles-ci à cette époque, ce n'est pas anormal. C'est surtout l'écart qui est interpellant. La semaine passée, on dépassait les 20 °C et aujourd'hui, il neige. Pour les plantes faire face à de telles fluctuations aussi rapides, c'est inédit", s'inquiète Christian Deltour.

L’année prochaine, Christian et son équipe ne vont pas changer leur manière de fonctionner. Le seul constat à faire, c’est que les récoltes souffrent un peu plus au fil des années des changements de températures de plus en plus imprévisibles. (P.J.)








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