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L'Avenir - Le conseil de l'Europe alerté

 06 mars 2019 10:19   Province de Liège

14:22 : Suite au lock-out mis en place aux Editions de L'Avenir la Fédération internationale des Journaliste (FIJ) et la Fédération européenne des Journalistes (FEJ) ont alerté la "Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes" du Conseil de l'Europe. Ces fédérations dénoncent un "muselage" de la rédaction de L'avenir et les menaces sur le pluralisme et l'indépendance des médias. La FEJ assimile, dans son alerte, ce bloquage à une "censure pure et simple" portant atteinte au droit des lecteurs de L'Avenir d'accéder à cette information. Le secrétaire générale de la FEJ Ricardo Gutierez signale que : "L'ambassadeur belge auprès des du Conseil de l'Europe a donc reçu une demande d'explication à transmettre au gouvernement belge, lui demandant ce que fait la Belgique face à cette violation du droit fondamental". Il s'agit ici de la 17ème alerte concernant la Belgique depuis 2015. 

 

11:11 : L'assemblée générale du personnel a été réportée. Les représentants des journalistes réclament plus de garanties sur l'indépendance rédactionnelle. 

 

9:00 : Un accord a été trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi entre la direction des Editions de l'Avenir et la délégation syndicale CNE-Setca sur la réintégration des trois journalistes visés par des licenciements secs, annonce Thomas Lesire, secrétaire permanent Setca Namur.

"Les demandes de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP) et de la Société des Rédacteurs (SDR) ont été rencontrées", selon le représentant du syndicat socialiste. "Les représentants des journalistes doivent encore se prononcer. Le nombre de départs au sein des Editions de l'Avenir passe donc de 45 équivalents temps plein (ETP) à 43,09 sans aucun licenciement sec, ce qui était la principale revendication de la délégation syndicale."

Une assemblée générale du personnel tenue par les syndicats est prévue à 10h30 pour valider ou non cet accord

 

 

Pas de journal "L'Avenir" dans les librairies ce mardi et mercredi matin, les journalistes de la rédaction du journal sont en grève depuis ce lundi après-midi. En cause : la contestation du licenciement sec de trois de leurs collègues. Les employés y voient un geste de représailles et dénoncent une éventuelle liste noire

"Des journalistes avaient marqué leur accord pour un départ volontaire. Mais plutôt que de se tourner vers cette solution acceptable pour tous, la direction a préféré cibler les personnes qui ont pris position à son encontre dans le conflit qui nous oppose" a déclaré Emmanuel Wilputte, président de la Société des Rédacteurs du journal (SDR), à Belga ce mardi. De son côté la direction nie l'existence d'une éventuelle liste noire. 

Depuis ce lundi tout le système informatique de L'Avenir est verrouillé. Plus rien ne peut être publié sur le site internet ou les réseaux sociaux du journal. Emmanuel Wilputte dénonce un "véritable lock-out" bloquant toute forme d'expression.  

Deux assemblées générales se tiendront à Namur ce mercredi 6 mars, l'une en présence de la Société des Rédacteur du journal et de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP).À la suite de ces assemblées une décision sera prise, collectivement, quant à la poursuite de la grève ou non. 

Les membres du personnel de L'Avenir demandent également l'écartement de Philippe Lawson, directeur des rédactions, car celui-ci aurait joué "un rôle déplaisant" dans les licenciements secs. Le personnel souhaite aussi que le journal sorte du groupe Nethys car il estime que "la relation de confiance est à nouveau rompue".

Après les deux assemblées de ce mercredi le personnel a voté la fin de la grève sous les conditions suivantes : être reconnecté à internet et aux réseaux sociaux, rediscuter le licenciement des trois journalistes avec la direction et les syndicats. Ces conditions ont été refusées dans l'après-midi par la direction. Les réunions ont alors repris avec les syndicats. Les publications web et papiers sont restées suspendues, sous décision de la direction, tant que les négociations perduraient. Les journalistes ont cependant repris le travail sur leurs dossiers en cours. 

 

 

Plus d'informations dans les heures à venir.






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