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Journée mondiale sans tabac : sensibiliser les plus jeunes

 31 mai 2024 16:08  


Ce 31 mai, c’est la journée mondiale sans tabac. A la Citadelles, tabacologues et agents de prévention sont sur le pont : ils sensibilisent visiteurs et patients. En commençant par un test : « On fait passer un test de monoxyde de carbone, de CO expiré comme on dit, qui permet de sensibiliser au contenu de la fumée et aussi d'informer sur les bénéfices d’un arrêt, explique Marie-Christine Servais, infirmière tabacologue. Parce qu'il faut savoir que quand on arrête de fumer, le monoxyde de carbone, qui est responsable des maladies cardio-vasculaires, redevient normal en 24 à 48 h. Et c'est vraiment l'occasion de sensibiliser les personnes sur les bénéfices de l'arrêt du tabac. »

Cette année, l'OMS a choisi le thème de la protection des plus jeunes. Le marketing colorés et fruité de certains produits vise clairement cette tranche d’âge, or les risques sont nombreux :

« Ils ne savent même pas qu'ils consomment de la nicotine, donc ils en consomment à leur insu, explique Adrien Meunier, infirmier tabacologue. Et exposer un cerveau jeune à de la nicotine, c'est prouvé, ça va avoir un risque de dépendance très élevé et donc un risque de passerelle vers le tabagisme pour ces jeunes. Et puis, exposer un cerveau jeune à de la nicotine, il y a un risque vraiment d'effets néfastes sur le développement du cerveau. »

« Plusieurs fois, j’ai essayé d'arrêter, partage Laura. Avec le patch, ça ne fonctionne pas et donc là on cherche des solutions avec mes éducateurs pour trouver un moyen d'arrêter de fumer parce que j'ai que douze ans et donc oui, c'est jeune pour fumer. Et donc j'ai décidé d'arrêter parce que c'est vraiment pas bon, on cherche toujours des solutions pour que j'arrête. J'ai commencé avec la cigarette normale à l'école, c'est parce qu'on avait fait un jeu. Et puis après ça, ça a monté et je continue avec la cigarette électronique. »

Pour arrêter, il n’est jamais trop tôt ou trop tard, et le traitement le plus sûr reste le patch 

« Il y a une substance qui n'est pas cancérigène, c'est la nicotine et c'est ce qui rend dépendant. C'est le meilleur anti-dépresseur : le fumeur va fumer pour ça, va se sentir bien et quand il est en manque il va re-fumer. Et donc pour arrêter de fumer, il faut mettre de la nicotine et le traitement recommandé c'est le patch pour avoir une libération continue de nicotine. Et des comprimés, un spray pour avoir la forme modulable que l'on prend quand on a une forte envie de fumer. C'est vraiment un traitement 100 % sûr. »

Pour vous aider à diminuer ou stopper votre consommation de tabac, de nombreuses ressources sont proposées par les Centres d'Aide aux Fumeurs du CHU et de la Citadelle. Notamment des consultations, des ateliers et des groupes motivationnels, pour mettre toutes les chances d’arrêter de fumer de votre côté.  

A. Gerday