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L’homme de Spy se réfugie au Préhistomuseum

 22 octobre 2021 16:30  


Disparu depuis bien longtemps et pourtant réfugié des changements climatiques : l’homme de Spy a été accueilli au Préhistomuseum. Le musée où il était a été inondé. Mais qui était cet homme qui a bien plus en commun avec nous que ce que l’on ne pourrait croire ? 

L’homme de Néandertal a été sauvé des eaux ! L’espace de l’Homme de Spy, l’Ehos, où il se trouvait, à Jemeppe-sur-Sambre a été inondé et a fermé ses portes temporairement. Durant toute la durée des travaux, les équipes de l’Ehos ont demandé à ce que leur homme de Spy soit exposé au Préhistomuseum.
Mais qui est donc cet homme un peu plus gros, plus costaud que nous, mais qui dans le fond nous ressemble ? « Il est très différent, c’est une autre humanité, mais il est quand même très proche. Morphologiquement, son corps, vous le voyez directement : il est plus petit, plus trapu, plus râblé et au niveau du crâne, il y a pas mal de différences, mais, si on ouvre la boite crânienne, il a un cerveau plus développé, mais comparable au nôtre », explique Fernand Collin le directeur du Préhistomuseum.

Un cerveau plus développé, et une intelligence aussi ! Contrairement aux apparences et aux idées reçues. « Quand on a découvert les premiers vestiges néandertaliens, on en a fait une bête brutale. C’était le 19e siècle, l’époque de l’occidentalo-centrisme. On voulait absolument que ces hommes préhistoriques soient bestiaux, qu’ils soient moins civilisés que nous. C’est seulement dans les années 1980 qu’avec toutes les études qui ont été faites au cours du 20e siècle, qu’on s’est aperçu que c’était une humanité différente mais très proche de la nôtre. A partir de cette époque-là, on a commencé à reconstituer les hommes de Néandertal avec la bonhomie qu’on leur connaît », ajoute-t-il.

Mais s’il est plus grand, plus fort et plus intelligent, pourquoi n’est-il plus aujourd’hui ? En fait, il n’a pas disparu explique le responsable du musée. « Il s’est mélangé avec des « cromagnionnes » de l’époque, des Homo-sapiens femmes, avec lesquelles il a eu des enfants. Et, vous et moi, nous avons entre 4 et 9% d’ADN néandertalien dans notre corps », poursuit-il.

L’homme de Spy était également plus robuste grâce à son ossature plus forte, mais aussi plus résistant au froid : les hivers tournaient autour des -20 à -50°. Aujourd’hui, il a résisté aux inondations et il est à découvrir jusqu'au 21 novembre au Préhistomuseum.








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