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Canicule : cultures et bétail souffrent

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 26 juillet 2019 14:30   Sprimont

La chaleur fait souffrir les agriculteurs, mais aussi leurs plantations. Après les premières récoltes de céréales cette semaine, le constat est là : la sécheresse et les chaleurs intenses de ces derniers jours ont eu un impact sur les récoltes.

"Nous venons de récolter le froment. Nous sommes sur un rendement moyen" explique Alain Collienne, agriculteur implanté à Sprimont. "En temps normal, nous sommes sur une quantité avoisinant les huit tonnes par hectare. Cette année nous avons une récolte qui est proche des sept tonnes par hectares. C’est moins que ce qu’on pourrait attendre, mais la situation n’est pas aussi grave que l’an passé où la sécheresse avait commencé plus tôt."

Si pour le froment la casse est limitée, pour le maïs, les inquiétudes sont présentes. Dans les champs, la croissance des plants est freinée et ceux-ci commencent à sécher. Une semaine de pluie ininterrompue serait nécessaire pour éviter des récoltes en dessous des attentes.

Une consommation d’eau quintuplée pour le bétail

La sécheresse a aussi un impact sur la production de lait. Depuis le début de la semaine, l’agriculteur constate une diminution de près de 10% de la production de lait de son cheptel de 110 vaches. La cause n’est pas à chercher très loin. Les vaches ont trop chaud.

Les bêtes, qui sont en pleine production laitière, boivent aussi considérablement plus. En période de canicule, une vache laitière peut boire jusqu’à cent litres d’eau.

"En temps normal, nous déversons six mille litres d’eau dans les abreuvoirs tous les trois jours. Cette semaine nous sommes à dix mille litres chaque jour" déclare Alain Collienne. "Un autre problème de cette sécheresse est que l’herbe des pâtures sèche et jaunis. Les bêtes n’ont donc plus assez de nourriture naturelle. Nous devons donc les nourrir à l’étable le soir venu. Pour cela nous utilisons du foin."

Ce foin a été récolté au printemps, mais il devait servir à nourri le troupeaux en hiver. L’agriculteur espère donc un retour de la pluie, afin de pouvoir reconstituer une réserve au mois de septembre, sans quoi il devra acheter du foin pour ses bêtes. Amis là aussi cela s’annonce compliqué puisque les pays voisins où il pourrait s’approvisionner connaissent également une longue sécheresse cette année.






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