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Les chocolats Galler redeviennent en partie liégeois

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 17 juillet 2020 16:43   Chaudfontaine


Le chocolatier Galler renforce son ancrage belge avec l’entrée d’investisseurs liégeois dans son capital. Le chocolatier avait été racheté à 100% en 2018 par un Qatari. Deux ans plus tard, onze investisseurs locaux apportent des nouveaux capitaux dans l’entreprise. Cet argent servira à assurer la croissance de Galler qui, parallèlement, se transforme en une entreprise plus éthique et plus durable.

Sept millions d’euros, c’est la jolie somme injectée dans l’entreprise Galler par de nouveaux investisseurs belges. L’accent liégeois à nouveau présent autour de la table des actionnaires de Galler. Entrepreneurs, membres du comité de direction et institutionnels investissent ensemble et s’emparent de 25% du capital de l’entreprise appartenant à 100% à un investisseur Qatari depuis 2018. 

"Parmi les investisseurs privés, nous sommes quatre" explique Luc Pire, président du comité d’éthique de Galler. "L’un veut rester anonyme. Mais pour les autres, il y a Didier Leclercq, Renaud Jamar, et moi-même. Mais il y a aussi des investisseurs en interne. Ce sont cinq managers chez Galler. Cela veut dire que s’ils mettent de l’argent dans l’entreprise, c’est qu’ils y croient. Enfin, il y aussi les investisseurs publics qui sont Invest for jobs et Noshaq."

Ce capital servira à garantir la prospérité de l’entreprise et de ses emplois en région liégeoise, mais aussi à des projets de développement. Le chocolatier veut augmenter son volume de ventes de 50%, mais le faire de manière éthique et durable. Dès le mois d’août, l’entreprise se fournira exclusivement en cacao issu de filiales équitables regroupées sous le label Fairtrade.

"Le chocolat, c’est la filière dans le secteur alimentaire du 21ème siècle qui est la plus injuste" explique Salvatore Iannello, administrateur délégué de Galler. "Cette filière génère l’extrême pauvreté et parfois même l’esclavage infantile. À cela, nous disons non ! Nous voulons non seulement continuer à procurer au consommateur des moments de plaisir, et même les renforcer, mais que tout cela repose sur une filière juste et équitable."

Autre nouveauté apportée avec cet investissement, les membres du comité de direction deviennent partiellement propriétaires de leur outil de travail. Cela traduit la volonté  du chocolatier de changer son mode de fonctionnement, jusque-là pyramidale, à une façon de faire plus horizontale, basée sur le travail en commun des comités gérant les différents aspects du fonctionnement de l’entreprise. 

"Il est normal qu’en tant que C.E.O, je ne sois pas capable d’amener la même qualité de réponse, par exemple sur le fonctionnement d’une machine, que l’opérateur lui-même" explique Salvatore Iannello, administrateur délégué de Galler. "On a donc des comités qui se créent où l’intelligence collective opère et permet d’obtenir des réponses beaucoup plus adéquates. C’est ce qui nous a permis en 2019 d’améliorer la rentabilité de l’entreprise de plus de 3,5 millions d’euros. Ce qui était nécessaire."

D’autres changements sont encore à prévoir pour Galler qui annoncera en septembre un repositionnement de la marque. Enfin, à terme, l’objectif serait de battre à nouveau sous pavillon liégeois, avec pour but ultime, la détention de l’entreprise par ses employés. 

 

 










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