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Mais où sont formés les futurs matelots et bateliers wallons ?

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 21 octobre 2019 16:03  

C'est une école unique en Wallonie : elle forme des matelots et des capitaines bateliers. L’École de batellerie est installée sur les bords de Meuse, à Huy. Les élèves passent un mois sur deux chez un artisan ou un capitaine. L'autre mois, ils suivent des cours au CEFA, le Centre d'Education et de Formation en Alternance de l'Ecole Polytechnique de Huy. Aux cours théoriques s’ajoutent des cours pratiques, comme ce lundi matin, à bord du bateau-école « Province de Liège 1&2 ».

La Province de Liège a fait construire ce nouveau bateau école en 2012, pour remplacer le précédent qui datait de... 1921 ! Le « Province de Liège 1&2 » est composé de deux entités : un bateau pousseur et un bateau citerne. C’est un ensemble performant, équipé des techniques les plus modernes, qui peut emmener les élèves bateliers bien au-delà de Huy : en fait, le bateau permet de naviguer sur l'ensemble du réseau européen, explique Pascal Roland, professeur de batellerie à École Polytechnique de Huy. 

Les lundis et mardis, c'est cours pratique : une sortie sur la Meuse permet aux élèves de se familiariser au pilotage, à l'amarrage ou au passage des écluses.

Le métier de batelier a longtemps été considéré comme une affaire de famille, pratiqué de génération en génération.  Les choses commencent à changer, même si les fils et petits-fils de bateliers sont encore nombreux : environ 40 % des élèves ont de la famille dans le secteur, précise Pascal Roland, professeur de batellerie à École Polytechnique de Huy. Il y a quelques années, c'était le contraire : ils étaient 60% a venir du monde de la batellerie. En fait, le métier s'ouvre de plus en plus à ceux qui sont extérieur à ce milieu.

Le métier est exigeant, reconnaît Pascal Roland. Et il y a toujours quelques chose à faire à bord, pour entretenir le bateau. Naviguer continue de faire rêver ces aspirants capitaines, à qui un bel avenir semble promis. Dans la batellerie, la moyenne d’âge des équipages tourne autour de 55 ans. Le secteur a un réel besoin de jeunes bateliers, pour prendre la relève.  

 






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