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Quand le jeu vidéo s'invite sur les bancs de la Haute École !

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 11 mars 2020 17:30   Liège


Il est 10h dans la salle de classe de François Hardy à la Haute École Charlemagne. En pleine leçon d'histoire, un des étudiants, Thomas, explore, manette à la main, la Grèce Antique sur le jeu vidéo Assassin's Creed. Non, Thomas n'est pas un élève dissipé qui a élaboré un stratagème avancé pour jouer à la console en cachette pendant les cours. Il n'a pas non plus de soucis à se faire par rapport à son professeur, en réalité c'est lui qui l'encourage à jouer !

Une idée de format de cours qui est venue un petit peu par hasard. "Elle est venue lorsque j'ai vu le trailer du dernier jeu vidéo qui présentait une reconstitution d'Athènes." Explique François Hardy, maître-assistant en Histoire à la Haute École Charlemagne. "Cela m'a fortement intrigué et intéressé car c'est un sujet que j'enseigne et qui est assez difficile à enseigner vu l'état des ruines. Il y a aussi les concepts politiques qui sont assez abstraits. Ce jeu me permet de rendre tout cela plus concret : les lieux et la vie politique athénienne au 5ème siècle avant notre ère."

Sortir des sentiers battus

Si François Hardy emploie des jeux vidéo dans ses cours c’est avant tout pour stimuler la motivation et l’envie d’apprendre des étudiants. Utiliser ce média permet de sortir des sentiers battus de l’apprentissage traditionnel. "Ce qu'on constate aussi c'est qu'il y a des jeunes qui sont un peu désintéressés par les méthodes traditionnelles." souligne le maître-assistant en Histoire. "Cette méthode d'enseignement permet parfois aussi de réinclure dans le groupe des élèves qui sont parfois un peu à côté de l'ambiance de cours."

Une nouvelle méthode pour les futurs enseignants

Dans cette salle de cours tous les étudiants ont pour objectif de devenir professeur d’histoire un jour. Et qu’ils soient des joueurs invétérés ou totalement nouveaux dans le domaine, ils portent tous une oreille attentive à cette méthode d’enseignement. 

Des jeux qui n'étaient pas pensés pour l'enseignement

Les jeux employés dans ces cours découlent de la licence Assassin’s Creed, chaque épisode se déroule à une époque différente de notre histoire. Plusieurs historiens travaillent sur le développement de chaque titre. Mais les développeurs ne s’attendaient pas à retrouver leurs jeux dans une salle de classe, ces jeux étaient avant tout pensés pour le divertissement et le grand public. "Évidemment il est toujours plaisant de voir qu'on utilise cette licence à d'autres fins" raconte Julien Petruio, Senior Brand Manager de Ubisoft Belux. "Normalement c'est un jeu d'action et d'aventure, donc on s'amuse ! Ici on apprend et, en gros, c'est un petit peu le but que la licence a toujours eu en donnant une certaine crédibilité au jeu. Et maintenant, en plus, c'est utilisé par l'enseignement, ce qui est fantastique pour nous évidemment." 

Une méthode conseillée, mais qui prend du temps !

Aujourd’hui François Hardy encourage l’emploi du jeu vidéo dans la pédagogie. Mais attention tout de même : pour employer Assassin’s Creed dans ses cours, le maître-assistant a dû effectuer tout un travail de préparation en créant un support de cours adéquat. Il y a également toute une pédagogie liée à l'éducation par le jeu vidéo à développer. L'enseignant doit également veiller à apprendre la prise en main du jeu aux étudiants. Un investissement de temps important mais nécessaire pour pouvoir ajouter le jeu vidéo à l’arsenal professoral.

 

 

Pierre Devillers.










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