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Écoles sinistrées : craintes de pertes d'emplois à l'ICTIA à Liège

 28 juin 2022 10:03   Liège


Des membres et sympathisants de la CGSP se sont réunis ce lundi matin devant le bâtiment de l'Institut des Techniques de l'Industrie et de l'Automobile (ICTIA) à Liège. Ils s'inquiétaient du sort des enseignants à la rentrée dans les établissements touchés par les inondations. La ministre de l'Enseignement, Caroline Désir (PS), se veut rassurante à ce sujet: elle dit avoir élaboré des propositions de nouvelles mesures de soutien. Suite aux inondations, 177 écoles s'étaient en effet déclarées impactées directement ou indirectement par les inondations, et avaient bénéficié de mesures de soutien du gouvernement en fonction de leur situation.

Certaines, situées dans des quartiers fort touchés, avaient perdu des élèves. C'est le cas, par exemple, de l'implantation ICTIA (l'Institut des techniques de l'Industrie et de l’Automobile), du Centre d'Enseignement Secondaire Léon Mignon, qui a vu sa population décroître d'une cinquantaine de personnes. Or, le nombre de membres du personnel enseignant étant calculé selon le nombre d'étudiants, une dizaine d'équivalents temps plein (ETP) y étaient menacés à la rentrée, avait estimé la CGSP.

Les manifestants rassemblés devant l'ICTIA ont demandé à la Ministre de l’enseignement Caroline Désir de maintenir le nombre de professeurs malgré la baisse du nombre d’élèves inscrits l'année passée. Une baisse des inscriptions due aux inondations. En effet, l'école située entre l'Ourthe et le canal de l'Ourthe a été envahie par les eaux et certains élèves ne sont pas revenus. Quand on sait que le nombre de professeurs est calculé en fonction des inscriptions, à l'Ictia ce sont 20 équivalents temps pleins qui sont menacés. À l'époque, la Ministre avait promis de venir en aide aux écoles sinistrées aujourd’hui les professeurs de l'école demandent le maintien des enseignants en place et cela pour ne pas mettre en péril la relance de l'école. "Ces derniers mois, les services de l'administration, ont analysé école par école l'évolution de la situation et des besoins. Il est apparu que certaines écoles ont perdu de la population scolaire, parfois en raison des conséquences des inondations, parfois en raison d'autres facteurs (comme principalement la décroissance démographique)", répond lundi après-midi le cabinet de la ministre. Ainsi, sur base de cette analyse, la ministre a élaboré des propositions de nouvelles mesures de soutien, "avec des modalités spécifiques respectivement pour les écoles du fondamental ordinaire, du secondaire ordinaire, et du spécialisé", précise encore le cabinet.

Ces propositions ont été concertées avec les organisations syndicales et les fédérations de pouvoirs organisateurs, puis approuvées par le gouvernement. Elles seront communiquées aux écoles lundi ou mardi. Elles comportent notamment le gel d'une partie du capital période ou du NTPP (nombre total de périodes-professeurs). "De nouvelles analyses seront menées à la rentrée, sur base des inscriptions réelles, pour s'assurer qu'aucune école n'est en difficulté et que soient prises en compte des données plus favorables pour les écoles dont la population remonte", conclut le cabinet.

Source : RTC avec Belga








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