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Tuerie Place Saint Lambert : l'Etat Belge a-t-il fauté ?

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 25 septembre 2018 11:08   Liège

Le tribunal civil de Liège examine ce mardi dès 9 heures l'action intentée contre l'Etat Belge par Me Alexandre Wilmotte, avocat des parents de Laurent Kremer et Gabriel Deblond, deux des six victimes de Nordine Amrani qui avait ouvert le feu sur la foule présente le 13 décembre 2011 Place Saint-Lambert à Liège.

L'avocat, rejoint dans son action par d'autres conseils de victimes, estime d'abord que l'Etat belge a fauté en octroyant, pour de mauvaises raisons, une libération conditionnelle à Nordine Amrani, rappelant qu'il s'était signalé en prison au travers d'une vidéo où il faisait clairement comprendre qu'on entendrait parler de lui. Il y a ensuite la gestion en elle-même du respect des conditions qui a permis au tireur de la place Saint-Lambert de se retrouver en liberté. Parmi les conditions non-respectées, une promesse d'embauche qui ne verra jamais le jour ou encore ses contacts, un mois avant la tuerie, avec des marchands d'armes. "

Un des enjeux de ce procès est clairement une évolution de la législation concernant la libération conditionnelle", admet le pénaliste qui ajoute que des faits graves - des faits de mœurs - étaient reprochés au tueur, "faits qui auraient mérité une réaction toute autre de la justice puisqu'il avait été clairement identifié par sa victime. Or, on s'est contenté d'une simple convocation. La suite est connue."

Le conseil du SPF Justice dans le cadre de l'action civile intentée par les victimes et familles des victimes de Nordine Amrani, estime qu'il n'y a aucun lien causal entre les faits commis par l'auteur de la tuerie de Liège en décembre 2011 et les griefs énoncés par les parties intervenantes. "C'était un fait totalement imprévisible", a assuré l'avocat.

Le SPF Intérieur se retranche lui derrière la police locale, responsable de la surveillance d'Amrani, pour échapper à toute responsabilité.

Le jugement interviendra le 23 octobre.

Rappel des faits :

Le 13 décembre 2011, Nordine Amrani sème la mort au cœur de Liège. Muni d'armes automatiques et de grenades, il ouvre le feu sur la foule. Cinq personnes, dont trois ados et un bébé de 17 mois, tomberont sous les balles et 130 autres seront blessées. Amrani avait préalablement exécuté sa femme d'ouvrage. Il retournera finalement l'arme contre lui, éteignant toute action publique.

 






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