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L’asbl navetteurs.be veut nuancer les chiffres de la SNCB

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 29 juillet 2019 16:41   Liège

Ce matin, l'association navetteurs.be et la CSC Transcom lançaient un sondage en gare des Guillemins. Le but de celui-ci? mieux connaitre les habitudes des usagers du rail pour l'achat de leur ticket de transport. Cette action fait suite à la décision de la SNCB de modifier, voire diminuer dans certains cas, les horaires d'ouverture des guichets et ce dans 37 gare à partir du 5 août.

« Avec cette enquête on veut nuancer les chiffres de la SNCB » explique Gianni Tabbone, porte-parole de navetteurs.be. « On constate que les guichets sont de moins en moins ouvert. Même dans les grandes gares, lorsque la file s’allonge il y a des stewards pour les court-circuiter et diriger les gens vers les automates. Cela gonfle artificiellement les chiffres d’utilisation de ses automates. »

La SNCB, qui a réagi par communiqué de presse, estime quant à elle que la vente de ticket par les canaux digitaux représente 2 tiers des achats de titre de transport. Adapter les horaires d’ouverture des guichets à la demande est donc logique. 

 « Il ne s’agit pas de privilégier l’orientation des voyageurs vers l’un ou l’autre moyen mais bien de s’adapter à l’évolution des comportements tout en continuant de prendre en compte la demande relative aux guichets, en phase avec la réalité de cette demande en terme d’horaires de fréquentation. Ces adaptations d’horaires tiennent compte des comportements des voyageurs dans chaque gare concernée; les adaptations ne sont pas les mêmes d’une gare à l’autre »

Des impacts négatifs pour les travailleurs et les usagers

Chez nous, plusieurs gares de l’arrondissement de Huy-Waremme sont concernées par ces modifications d’horaires. Du côté des syndicats, de la CSC Transcom Chemins de fer craint un impact négatif de ces changements sur les conditions de travail des employés, mais aussi des répercussions négatives pour les usagers du train. 

« Il y a des cheminots qui doivent changer de lieux de travail à cause de cela » déclare Marianne Lerouge, responsable générale de la CSC Transcom Chemins de fer. « Il y a aussi des prestations du weekend qui sont supprimées, c’est un manque à gagner pour le personnel. Mais surtout on est en train de créer des chancres ferroviaires. Bientôt on aura des gares vides, sans guichets, sans personnes pour répondre aux usagers. »

Plus de 200 personnes ont répondu à l’enquête de navetteurs.be. L’association et la CSC espèrent pouvoir se faire entendre auprès de la SNCB grâce à cette enquête qui pourrait se poursuivre dans d’autres gares par la suite.   

 






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