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Le harcèlement scolaire au centre d'une coopération européenne

 17 mai 2022 17:10   Flémalle


Depuis plusieurs années, le département Enseignement de la Province de Liège a renforcé la lutte contre le harcèlement scolaire. Une cellule "Pour Une Ecole Sans Harcèlement", P.E.S.H. en abrégé, a été créée afin de contrer ce fléau. En présence de Caroline Désir, la ministre de l’éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce projet était présenté à une délégation européenne ce mardi à l’Athénée Provincial de Flémalle.

Le harcèlement entre élèves à l’école reste un fléau. Parfois, il prend aussi la forme de cyber-harcèlement quand l’acte agressif et intentionnel s’installe sur les réseaux sociaux. Pour répondre à cette problématique, la Province de Liège a créé en 2019 la cellule P.E.S.H. ou "Pour une Ecole Sans Harcèlement". Il s'agit d'un service support, à destination des professionnels de l'enseignement, chargé de mettre en place une équipe de "référents harcèlement" dans chacune des 14 écoles de l'enseignement provincial de Liège.

Dans le cadre du projet européen FABAS (Fight Against Bullying At School), l’Athénée provincial Guy Lang à Flémalle, une des quatre écoles pilotes du projet P.E.S.H., a accueilli une délégation européenne (France, Espagne, Italie et Lituanie) ce mardi. Le harcèlement est une réalité qui touche tous les milieux scolaires. En présence de la ministre de l’éducation, le fonctionnement de la cellule PESH a été abordé. En cas de harcèlement, grâce au dispositif intégré à chaque école, les équipes qui auront été formées, disposeront d'une procédure d'intervention qui permettra d'accompagner au mieux, les jeunes et l'établissement scolaire dans la résolution des problématiques. P.E.S.H. accompagne l'établissement scolaire pour permettre l'apaisement et le retour à un cadre de vie serein pour les élèves confrontés à cette souffrance.
 
Échange sur les pratiques

Les échanges entre partenaires européens qui font face aux mêmes difficultés pour combattre le harcèlement scolaire entraînent des réflexions. La ministre Caroline Désir se réjouit des futurs résultats de ce type de rencontres de travail. "Cela permet effectivement à des acteurs européens de venir échanger avec les acteurs de terrain ici sur un sujet comme le harcèlement", souligne la ministre de l'éducation. "C'est vraiment très riche en échanges de pratiques et d'expériences car ils n'ont pas toujours la même manière que nous d'appréhender cela. Je trouve ça très positif que cela puisse exister au niveau européen."

Dès 2023, la ministre de l’éducation a prévu de lancer un programme d’actions afin d’aider les 2500 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles à améliorer la prévention ainsi que le traitement des cas de harcèlement.

Stéphane Savaris








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