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Première en Belgique: un pylône d'Elia démonté par voie aérienne

 01 juillet 2021 17:42   Arrondissement de Liège Belgique Engis Flémalle


Ce matin, Elia, qui se charge de l'acheminement de l'électricité à haute tension en Belgique, a fait appel à une nouvelle technique pour démonter un de ses pylônes. C'est une société française, spécialisée dans la déconstruction de ligne à haute tension par les airs qui a été appelée pour réaliser ce chantier.

Opération d’envergure pour Elia ce 1er juillet : la déconstruction d'un pylône par voie aérienne. Ce Pylône, situé en amont de la carrière de Carmeuse d'Engis, n’est plus utilisé par le gestionnaire du réseau haute tension belge. Il a 70 ans, fait 60 mètres et va être démonté à l’aide d’un hélicoptère. "On réalise régulièrement ce type d'opération, mais normalement cela se fait à l'aide d'une grue. Ici, le site ne s'y prête pas. C'est pour cela qu'on a dû faire appel à Airtelis, une société française spécialisée dans ce type de chantier", explique Catherine Wojcicka, la chargée de communication pour les projets wallons d'Elia.

Le pylône a été prédécoupé en 6 parties pour être transporté. "Pour le maintenir en place après avoir été prédécoupé, Airtelis utilise des fixations avec un système de levier pour désolidariser les différents morceaux en même temps et à distance à l'aide d'une corde", détaille Camille Lambert, une des chefs de projet d'Elia.

"En France, c'est notre quotidien. On construit et déconstruit nos lignes par les airs"

L'hélicoptère utilisé par Airtelis est capable de soulever jusqu’à 4 tonnes. "En France, c'est notre quotidien. On construit et déconstruit nos lignes par les airs. On tire également les câbles de cette manière. C'est la première fois que nous réalisons une déconstruction en dehors de nos frontières", assure Bruno Baronian, le chef de projet d'Airtelis.

Cette technique a plusieurs avantages

Cette technique a plusieurs avantages. Elle supprime l’empreinte au sol du chantier et est donc plus respectueuse de l’environnement. Mais elle est aussi plus rapide. "On avait prévu 2 jours. On a eu de la chance avec les conditions météorologiques", conclut la chargée de communication d'Elia. En une matinée, avec un vent favorable, Belges et Français ont fini ce travail qui aurait pris une journée avec une grue.  (P.J.)








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