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"Vincent Simonon a commis un meurtre d'une violence inouïe" (parties civiles)

Photo d'illustration - Image Belga
 10 juin 2021 11:56   Liège


Les avocats des parties civiles ont dénoncé jeudi lors de leurs plaidoiries devant la cour d'assises de Liège la violence des faits reprochés à Vincent Simonon. Ils ont soutenu que seul l'accusé avait un mobile pour commettre les faits, car il avait besoin d'un maximum d'argent pour vivre son rêve américain.

Vincent Simonon (36 ans) est suspecté d'être l'auteur d'un meurtre pour faciliter le vol commis au préjudice de Christiane Darimont (61 ans) à Verviers. La dame, amie et voisine de l'accusé, avait été tuée de plusieurs coups de massette entre le 29 juillet et le 2 août 2017. Son corps, emballé dans une bâche, avait été découvert le 18 août 2017 dans le garage de sa maison.

Me Roland Props a dénoncé la violence inouïe déployée par l'accusé lorsqu'il a tué Christiane Darimont. "Elle a été tuée sauvagement, par plusieurs coups de massette, alors qu'elle se reposait dans son divan. Plusieurs coups lui ont fracassé le crâne. La triste réalité du dossier, c'est qu'il fallait à Vincent Simonon un maximum d'argent pour partir aux États-Unis", a plaidé l'avocat.

L'avocat a aussi dénoncé les mensonges de l'accusé lorsqu'il affirme qu'il n'a pas commis les faits et qu'il a découvert la victime déjà morte. "Le comportement qu'il décrit à la découverte du corps n'est pas celui d'une personne qui n'a rien à se reprocher. Il ne fait rien et ne prévient pas les secours alors qu'il découvre le corps sans vie d'une des rares personnes avec laquelle il a encore des contacts sociaux. Nous attendons des explications plus plausibles de sa part", a ajouté Me Props.

"Christiane Darimont était quelqu'un de bien. Généreuse, elle avait la main sur le cœur. Cette main s'était tendue vers Vincent Simonon, qui allait devenir son bourreau. Elle était une maman pour lui", a annoncé Me Thierry Delobel.

L'accusé est décrit par les avocats de la partie civile comme un personnage égocentrique, manipulateur et affabulateur. Les avocats affirment qu'il n'avait plus d'argent alors qu'il avait le projet de partir à la découverte des États-Unis. Vincent Simonon venait d'être exclu de l'ASBL dont il était président, où il avait commis des détournements. Il lui fallait de l'argent pour faire son voyage.

"Que pouvait-il faire d'autre pour vivre son grand rêve américain? Ce grand rêve a débuté pour lui le 24 juillet, lorsqu'il a consulté le site d'un hôtel à Atlantic City. Où est-il localisé lorsqu'il se présente aux États-Unis? Dans un hôtel à Atlantic City! Il y joue au casino, alors que Christiane Darimont est morte. Quelle inhumanité !", a dénoncé Me Delobel.

Pour la partie civile, la thèse de faits commis par un autre auteur ne tient pas la route. Cet autre auteur n'aurait laissé aucune trace d'effraction, n'aurait rien volé et n'aurait laissé aucune trace de son passage. "Seul l'accusé avait matériellement la possibilité d'être là. Aucun élément ne va dans l'autre sens. Vincent Simonon était le seul à avoir un mobile. Il est surtout le seul qui a laissé son ADN sur le manche de la massette utilisée pour tuer", a plaidé Me Delobel.

Vincent Simonon est initialement accusé d'avoir commis un vol, avec la circonstance aggravante de meurtre commis pour le faciliter ou en assurer l'impunité. À la suite des débats, la présidente a décidé d'ajouter une question. Il s'agit de la question relative à un meurtre commis indépendamment des faits de vol.

 

Source : Belga










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