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La crise sanitaire booste l'intérêt pour l'e-commerce

 06 novembre 2020 15:38   Fléron


On n'a jamais autant parlé de commerce en ligne qu’en 2020. Une pandémie, le confinement et la fermeture des commerces à deux reprises poussent beaucoup de commerçants à se tourner vers l’e-commerce et les outils numériques pour continuer leur activité. La tendance est à la hausse au niveau de la demande, mais il existe encore parfois certains freins à ce changement pour les petits commerçants. 

Avec la fermeture des commerces non essentiels, beaucoup de personnes font désormais leur shopping en ligne. Les commerçants l’ont bien compris. La demande en développement de sites internet de vente en ligne croit fortement ces dernières semaines. 

"Nous avons eu une forte augmentation des demandes" explique Michel Demez, développeur web chez Code Communication. "Les commerçants se rendent compte qu'ils doivent contrer les grandes plates-formes en ligne. D'autant plus que beaucoup d'entre eux doivent actuellement fermer. Ils n'ont donc plus la possibilité de vendre. Donc, les clients ont tendance à se rabattre sur l'e-commerce et internet en général."

Chez Code Communication, des concepteurs de site web et de solutions numériques implantés à Magnée (Fléron), la clientèle se compose principalement de commerçants locaux. Le commerce en ligne se développe aussi à petite échelle. 

"Quand nous nous sommes lancés, l'objectif était de travailler avec des petits commerçants locaux" déclare Michel Demez, développeur web chez Code Communication. "C'est permettre aux commerçants de montrer ce qu'ils ont en magasin. Les habitudes du consommateur ont changé avec internet. De plus en plus, le consommateur essaye de trouver ce qu'il cherche sur internet, il s'informe où le trouver. S'il ne le trouve pas ces informations-là en local, il a tendance à partir à l'international."

En moyenne le Belge passe 1h55 chaque jour sur internet via son smart phone et 1h36 sur les réseaux sociaux. Ces réseaux sont aussi de plus en plus utilisés pour commercer.

"Ça peut-être un moyen de faire du commerce" explique Jean-Marc Nicolas, responsable de la gestion des réseaux sociaux chez Code Communication. "Mais il faut faire attention. Un réseau social est avant tout un réseau dont la vocation première est de mettre en relation des individus, de leur permettre de partager des images, des vidéos, des événements... Il y a des algorithmes qui limitent les activités commerciales, et surtout leur diffusion et donc le nombre de personnes touchées par des publications de mise en vente directe. Par contre, un réseau social peut-être un relais performant vers les plates-formes de vente en ligne."

Si l’intérêt est présent chez les commerçants locaux, beaucoup ne passent pas encore le cap de la vente en ligne. Il existe encore quelques freins. 

"Sur les nombreuses demandes de devis qu'on a pour le moment, il y en a finalement peu qui aboutissent au développement d'un site de commerce en ligne" explique Jean-Marc Nicolas, responsable de la gestion des réseaux sociaux chez Code Communication. "C'est peut-être lié à une mauvaise compréhension du système dans certains cas. Parfois c'est lié à l'incertitude de l'avenir. Il y a aussi le coût qui peut rebuter, même s'il existe des prix abordables."

L'année 2020 marque un tournant dans l’intérêt pour l’e-commerce local. Mais il ne faut pas croire que le confinement fait l’affaire des développeurs web. Certains magasins ne survivront pas à la crise, autant clients potentiels qui seront définitivement perdus. 

 








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