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Le soleil en image en partie grâce au savoir-faire liégeois

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 03 fevrier 2020 15:48   Liège


Le plus grand télescope solaire du monde, situé à Hawaï, a délivré ses premières images du soleil. La société liégeoise Amos est à l’origine d’une des pièces majeures du Daniel K. Inouye Solar Telescope (ou D-KIST). Elles sont d’une qualité inégalée avec trois fois plus de précision qu’auparavant.

Il y a quelques jours, les premières images suivant la phase de test ont fait leur apparition. On y voit des formes semblables à des cellules en ébullitions, chacune de la taille du Texas. Ce nouveau télescope se démarque par sa taille et par la finesse des détails qu’il capte. Il permet d’analyser des phénomènes locaux et dynamiques ainsi que le champ magnétique solaire et ce qui déclenche les éruptions solaires.

Une société reconnue mondialement

Amos est une société reconnue mondialement pour ses systèmes optiques et mécaniques destinés à l’astronomie, l’espace, la science et l’industrie depuis 35 ans. De grands observatoires viennent donc chercher des télescopes ou des parties de télescopes assez pointues en Wallonie.

En 2017, le savoir-faire liégeois a permis de livrer la cellule M1, le support du miroir primaire, pour le télescope D-KIST. L’utilité de cette pièce est qu’elle permet de conserver la surface du miroir du télescope et de le refroidir. Elle contient 118 points de support et assure la précision du miroir. Aude Somja, chef de projet chez Amos, explique que le télescope permet de suivre le soleil tout au long de la journée avec une précision presque irréprochable. « La pièce fournie par Amos permet de maintenir cette surface optique durant tout le suivi du soleil. La surface optique du miroir a une précision autour de 40 nanomètres, pour donner une idée : cela correspond plus ou moins à 1/2000ème d’épaisseur de cheveux ».

L’entièreté du projet a impliqué une trentaine d’employés chez Amos. A la fois des ingénieurs, au niveau de la conception, mais aussi des techniciens et des ouvriers car tout est réalisé sur place sur le site du Sart-Tilman. L’entreprise cherche d’ailleurs à engager chacun de ces profils pour travailler sur des projets uniques au monde. Plus d’informations sur leur site www.amos.be.

 

Credit: NSO/NSF/AURA

La partie inférieure de la cellule (crée par la société liégeoise Amos) sur laquelle repose le miroir. Les 118 actuators qui le supportent lui permettent de maintenir sa forme.

 

Olivia Grisard

 










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